La Belledotrail : escalade en forêt de Puvenelle

La Belledotrail : escalade en forêt de Puvenelle

Dans la ville charmante et champêtre de Blénоd-Lès-Pоnt-À-Моussоn (54700), plusieurs centaines de coureurs se sont réunis ce dimanche ( 8 Mai ) pour la Belledotrail. Ils ont pu découvrir la forêt domaniale, la ville ainsi que les paysages des alentours portés par une ambiance conviviale.

Habitant de la région, vous cherchez un trail nature et histoire proche de chez vous ? Le Trail de la Croix des Carmes vous attend.

L’ascension du Mont Belledotrail

Le tracé est exigeant : avec un dénivelé conséquent et surtout très concentré sur des pentes très raides, la Belledotrail plaira aux grimpeurs. Le parcours part du centre Michel Bertelle pour s’immiscer dans la forêt domaniale de Puvenelle qui en constitue l’essentiel. Gare aux cailloux dans les descentes ! Quatre tracés sont proposés :

  • Un 800m pour les enfants,
  • Belledotrail découverte technique de 8km avec un dénivelé positif de 290m,
  • Belledotrail sélectif de 17km avec un dénivelé positif de 492m,
  • Belledotrail pro de 27km avec un dénivelé positif de 711m.

Pour cette édition 2016, la météo a été aussi chaleureuse que les bénévoles avec un plein soleil et une température aux alentours de 24 °C. La végétation luxuriante de la forêt offrait heureusement de nombreux passages à l’ombre pour éviter la surchauffe.

belledotrail

Le départ des trois parcours est simultané, ce qui provoque quelques embouteillages sur les premières centaines de mètre cependant très vite chacun trouve son rythme et son espace. Pour ceux qui sont sensibles au chrono, le début sera stratégique : il s’agit de se creuser une place jusqu’en tête de peloton avant le début des singles où les dépassements sont plus difficiles.

Visitez la page de l’Athletic Club Omnisport de Blénods pour en apprendre plus sur la Belledotrail.

Une ambiance chaleureuse

Une équipe des bénévoles, nombreux et disponibles, avec André Jakubowski à la baguette ont assuré un accueil et une ambiance vraiment très sympathiques autour d’un café, offert à tous les participants par les organisateurs, et du pot de l’amitié, offert à tous par la commune de Blénod. Dans le centre Michel Bertelle, les partenaires assuraient aussi l’ambiance. À droite de l’estrade, Running-Conseil proposait aux coureurs de découvrir une sélection de baskets trail et running et des conseils pour trouver chaussure à son pied. À gauche de l’estrade, le site internet de nutrition sportive Nutri-Bay.com a doté chaque coureur d’une barre énergétique ou de récupération et se tenait à disposition pour dispenser des conseils nutritionnels aux athlètes qui venaient à sa rencontre.

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L’avis de Joseph, coureur du 8 km

8 km c’est facile !

Pour mon premier trail, un tracé de 8 km de la Belledotrail me semblait un choix judicieux. Sur 8 km après tout, il me semblait que la stratégie n’avait pas sa place. Il s’agissait simplement de courir aussi vite que mes jambes me le permettaient. La mauvaise gestion de mon énergie me prouvera le contraire. C’était sans compter également sur ma préparation un peu expresse. Le sommeil s’est fait rare à la veille de la course. Mon état de fatigue m’inquiète avant même le départ. L’expresso 30 minutes avant l’épreuve aura été salvateur, un vrai coup de fouet.

Avant de commencer le récit de ma course, je tiens à revenir sur l’atmosphère dans le peloton : tout le long du parcours, des inconnus s’échangent des mots d’encouragement, des liens se créent. Il n’est pas rare de croiser sur le tracé des gens venus supporter des amis ou membre de la famille mais ils ne font pas de distinction et encouragent tout autant chaque coureur. Cette chaleur humaine m’a beaucoup apporté, surtout sur la fin du trail où j’étais bien en peine.

Le départ se passe plutôt bien, je suis un peu pris dans la masse sur les premiers mètres mais très vite de l’espace se crée dans le peloton et je trouve un premier partenaire de course qui me tiendra compagnie jusqu’à la première phase d’ascension. Je cours sans montre et j’ai encore du mal à bien maîtriser mon allure alors je me calle sur celle d’un autre coureur. Malgré tout, dès le premier kilomètre, c’est la surchauffe et le premier point de côté apparaît peu avant la mi-course.

Quand on maîtrise son allure…

La première phase d’ascension se passe plutôt sereinement, certains pics sont si raides qu’ils ne me permettent rien d’autres que la marche, soit. J’y rencontre à ce moment mon second et ultime compagnon pour cette course, un militaire qui court à la même allure que moi, on restera ensemble alternativement l’un devant l’autre jusqu’à la fin. Le côté militaire me rassure : pas de doute il sait maintenir une allure régulière ! Notre échange sera essentiellement silencieux, ponctué tout de même d’une réplique lancée avec humour : « Ce trail ne pardonne pas aux vieux ! » auquel je réponds laconiquement « Ni aux fumeurs ! ». Chacun sa bataille avec un tracé qui nous met tous deux face à nous-même. Petit ravito après la montée, j’avale un verre d’eau d’un coup en ne prenant même pas la peine de m’arrêter. J’étais déjà déshydraté, il s’avérait nécessaire.

Les phases de descente constituent mes plus grosses erreurs stratégiques : dans un premier temps, j’avais beaucoup de mal à les aborder sereinement, je me retenais beaucoup. Le militaire me dépasse et me voit en peine, il me donne un sage conseil que j’ai pris un peu trop à cœur : « Laisse glisser ! ». Voilà l’occasion de mettre mes grandes jambes à profit et j’accélère sauvagement l’allure : je bondis en tentant tant bien que mal de ne pas atterrir sur un caillou. Cette transition brutale me mettra bien en peine sur la dernière partie de la course. La descente se fait à l’ombre et le vent frais m’aide à ne pas trop remonter dans les températures, je pense avoir fait là un bon pari.

Une fin laborieuse mais heureuse

C’était sans compter sur la dernière ascension impitoyable. Quand elle commence, je me sens encore assez frais. M’étant renseigné sur le parcours avant le départ, je sais que cette montée signifie que la fin est proche. C’était une bien douce illusion, je m’enlise, marche beaucoup et n’en voit plus la fin.

La toute dernière partie du tracé, du plat qui aurait due se passer sans encombres s’avère très difficile. Mon double point de côté et la fatigue qui se fait sentir me donnent beaucoup de peine à maintenir l’allure que j’avais jusqu’à lors. Dans le village, les habitants supportent chaleureusement les coureurs. Je me souviens tout particulièrement d’un couple qui avait disposé une table avec des gobelets en plastiques devant leur maison et se tenaient sur le balcon pour encourager les coureurs. Simple et efficace, ça me donne le petit boost qu’il me manquait pour ne pas flancher et je maintiens l’allure.

À l’arrivé l’atmosphère est exceptionnelle : les bénévoles m’accueillent tout sourire et me félicitent. Une amie était en place à la ligne d’arrivée pour la photo finish, mais elle ne m’attendait pas si tôt et la photo s’avère un peu approximative. En enlevant mon dossard, je manque de m’écrouler sur l’une d’entre elle et on en rit ensemble. La promenade m’aura coûté une ampoule sur chaque pied, probablement héritée de ma foulée plus qu’approximative dans les descentes.

Résultat de ce 8km Belledotrail : 59 minutes et quelques secondes, je suis sous la barrière symbolique de l’heure et donc plutôt satisfait de ma performance. Qu’importe au fond, j’ai surtout passé un très bon moment. Vivement l’année prochaine !

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