L’impact économique d’un événement sportif

Emeline

Athlètes, supporters, organisateurs, nous participons tous au dynamisme du monde des compétitions sportives outdoor. Elles sont pour nous l’occasion de réviser notre géographie en découvrant des paysages et des territoires au fil de nos efforts. Mais quel est le réel impact économique d’un événement sportif? Sont-ils systématiquement bénéfiques aux régions qui les accueillent ? C’est tout l’objet de cet article d’analyse. Installez vous confortablement, on va entrer dans le détail !

Comment évaluer l’impact économique d’un événement sportif ?

Introduction

Les compétitions sportives de toute nature essaiment à travers le globe ; leur apport économique est souvent pris pour acquis. Si l’événement est un succès, il est bien vite assumé comme positif. La réalité est bien plus complexe. En effet, tous les sports et toutes les compétitions ne se valent pas en termes d’ impact économique. La réalité est bien différente d’une Coupe du Monde à un marathon. Il convient donc d’apporter des nuances. Dans cet article, après une introduction assez générale couvrant tout type de sport nous nous focaliserons sur l’ impact économique de l’organisation de compétitions sportives hors stade.

La taille compte

Il y a des événements d’envergure globale (Jeux Olympiques, Coupe du Monde de Foot), d’autres à portée internationale (les « grands » marathons, comme ceux de Paris, Berlin ou Boston), d’autres plutôt régionaux et enfin les événements ultra-locaux. Le nombre de participants à un événement donné détermine son envergure. Elle-même détermine la publicité dont il bénéficiera ainsi que sa propension à attirer des athlètes étrangers et donc stimuler le tourisme. En outre, si l’on considère les coûts, là encore tous les sports ne se valent pas. L’organisation des Jeux Olympiques nécessite des infrastructures extrêmement onéreuses. Tandis que les défis d’un marathon se situent plutôt au niveau logistique et organisationnel.

Le sport aussi

Ainsi, les sports d’endurance outdoors, comme le running, le trail ou le triathlon seront notre principal objet d’étude. Ils ne nécessitent pas de capitaux aussi massifs que ceux mobilisés par un méga-événement. Leurs besoins en terme d’infrastructure sont modestes voir quasi-nuls. En effet, les sports outdoors mobilisent des infrastructures déjà existantes. Le départ et l’arrivée d’une course locale se font souvent à la salle des fêtes de la localité par exemple.

L’enjeu de cette analyse est de comprendre quelles sont les méthodes utilisées pour évaluer l’ impact économique d’un événement sportif ainsi que leurs limites. Nous explorerons donc les différentes méthodologies mises à l’œuvre pour estimer et évaluer les impacts économiques et touristiques des compétitions sportives ainsi que leurs limites. Nous procéderons par la suite à des études de cas afin de mieux saisir les nuances et difficultés qui peuvent rendre l’estimation des bénéfices dégagés par un événement sportif ardue.

Le schéma suivant synthétise l’ensemble des effets qui contribuent à l’ impact économique d’une compétition sportive :

Impact économique d'un événement sportif - Vue d’ensemble sur l’impact économique d’une compétition sportive outdoor
impact économique d’un événement sportif – Vue d’ensemble sur l’ impact économique d’une compétition sportive outdoor

Les études d’ impact économique et leurs limites

La méthodologie liée au calcul d’impact des retombées

Le choix de la méthode de calcul est la variable déterminante quant aux résultats de l’étude menée. Les études d’impacts économiques s’intéressent principalement aux retombées locales : la délimitation du territoire observé influence donc grandement le résultat. Bayeux et Malric, qui ont analysé de nombreuses études d’ impact économique observent ainsi quatre orientations :

  • Étude de la rentabilité financière : utile lorsque le rendement d’un événement constitue un critère majeur. Cette méthode intéresse particulièrement les acteurs opérateurs privés ou les sociétés sportives professionnelles
  • L’analyse coûts/bénéfices : elle concerne principalement les acteurs publics. Ils doivent pouvoir justifier leur décision d’organiser une manifestation sportive outdoor ou de supporter le coût nécessaire à la construction d’infrastructures indispensables pour les méga-événements.
  • Estimation des retombées économiques à court terme : évaluée en réalisant des études d’ impact économique tout en utilisant la méthode du coefficient multiplicateur. Il est possible d’estimer les retombées économiques à court terme d’un événement sportif sur l’activité économique et l’emploi de la région.
  • Enfin, quantifier les impacts à long terme des manifestations sportives nécessite la création d’un organisme indépendant, qui centralise, compare et formalise les différentes études menées à l’échelle locale et les complète par des études de plus grande envergure.

L’analyse coûts/bénéfices ainsi que l’estimation des retombées économiques à court terme sont les méthodes les plus fréquemment utilisées.

Le petit bout de la lorgnette ?

La plupart de ces études, à quelques exceptions près se concentrent uniquement sur l’ impact économique d’un événement sportif à court terme. L’impact à long-terme est bien souvent ignoré bien qu’il puisse être substantiel : il n’est pas aisé de l’estimer. Néanmoins, la publicité dont ces événements sont à l’origine envoie un signal au monde entier. Elle indique que cette ville, cette région est propice aux affaires et prête à accueillir des manifestations d’envergure. Cela peut contribuer à stimuler les exportations des produits locaux ainsi qu’attirer des flux d’investissements étrangers. En outre, la publicité qu’une compétition génère est facilement appréciable. Elle constitue donc un indicateur du succès de l’événement, tout particulièrement pour les politiques impliqués dans l’organisation, comme les conseillers municipaux.

À l’heure actuelle, il n’existe aucun papier académique publié qui démontre l’effet que peut avoir l’organisation d’une compétition sportive sur les exports de produits locaux ou l’arrivée de capitaux étrangers. La plupart des études se concentrent sur d’autres facteurs. Ce sont pourtant précisément ces effets long-terme difficiles à estimer qui pourraient expliquer pourquoi autant de pays et de villes se battent pour attirer les athlètes du monde entier.

Au-delà du simple calcul monétaire

Les apports non-économiques

Tout ne se réduit pas à un rapport coût / bénéfice. Il y a des avantages non économiques apportés par l’organisation d’une compétition dont les résidents locaux bénéficient. La fierté locale ou l’affinité de la population avec l’événement en font partie. (Parfaitement illustrée par l’organisation du marathon d’Athènes) Les apports des compétitions peuvent être économiques ou non. Le bénéfice en terme d’image pour la localité organisatrice, s’il a une réalité économique mesurable s’inscrit également dans un ensemble plus vaste : appréciation de la localité par les étrangers, sa propension à les attirer…

Méthodes alternatives pour évaluer l’ impact économique d’un événement sportif

Il existe des techniques alternatives comme la méthode d’évaluation contingente qui permettent d’aboutir à des résultats plus précis. Elles sont complexes et onéreuses à mettre en œuvre. L’ impact économique des compétitions peut également être estimé grâce à des indicateurs externes : le nombre de passager arrivant dans les aéroports de la ville par exemple. En appliquant cette méthode aux événements d’Hawaï, Baumann a observé un impact positif. Le marathon d’Honolulu a entraîné une augmentation des entrées de 2183 à 6519. Le résultat est similaire sur l’Ironman : les arrivées sont passées de 1880 à 3583.

Des études critiquables et critiquées

Lorsque l’on mentionne les études d’ impact économique, il convient de garder en tête à qui elles s’adressent. Les forces politiques sont celles qui doivent être convaincues du bien-fondé et des bénéfices espérés des compétitions sportives. C’est pourquoi l’essentiel de la littérature sur le sujet leur est adressé. Les publications relatives à l’organisation de compétitions sportives sont dominées par des papiers qui explorent des thématiques de management et de marketing.  Dans ces études, le bénéfice économique des compétitions est un postulat de départ.

Les études d’ impact économiques réalisées avant l’événement sont utilisées pour déterminer le rapport coût/bénéfice d’une épreuve afin de juger la pertinence de la démarche d’organisation. Néanmoins, de nombreux économistes sont très critiques de celles-ci : ils y remarquent une tendance à systématiquement surévaluer les bénéfices potentiels pour des raisons politiques. En effet, elles sont réalisées par des consultants, engagés par ceux qui sont à l’origine de l’événement. Ils ont donc tout intérêt à trouver un impact positif. Certains économistes vont même jusqu’à avancer que le but de ces études n’est pas d’évaluer le rapport coût/bénéfice réel de la compétition mais de servir d’argument pour justifier son organisation. Il n’est pas rare d’obtenir des résultats contradictoires lorsque plusieurs études d’ impact économiques sont réalisées sur un même événement. Lorsque d’autres techniques sont mises en œuvre, elles aboutissent parfois à des résultats contradictoires : l’effet économique peut être négatif.

Mesurer l’apport économique et touristique ainsi que l’effet sur la dynamique locale

Il existe une littérature abondante qui traite de l’organisation, du management et du marketing des compétitions sportives. Elles ne s’intéressent pas à déterminer les bénéfices ou les coûts de l’organisation d’un événement ; elles se situent une étape plus loin dans la démarche. En partant du principe que l’enjeu de la rentabilité de l’événement réside dans son organisation et son management, elles cherchent à déterminer la meilleure optimale pour organiser un événement profitable.

Une part importante de cette littérature s’intéresse à l’implication des athlètes avec la destination qui les accueille. Bien que le motif premier du déplacement de l’athlète soit le sport et non le tourisme, les deux ne sont pas exclusifs. En outre, l’appréciation qu’aura l’athlète de son séjour, au-delà de la compétition (paysages, attractions culturelles, services locaux…) influenceront grandement sa propension à revenir ainsi que la manière dont il en parlera à ses proches. C’est à ce niveau-là que le marketing peut jouer un rôle important en impliquant le plus possible l’athlète. Le but étant qu’il vienne à Hawaï pour participer à un triathlon et non qu’il vienne pour participer à un triathlon qui se trouve être à Hawaï.

Les spécificités du grand air

Il convient désormais de raffiner la distinction que nous avons établi en introduction entre les « méga » événements (J.O., Coupe du Monde…) et les sports outdoors. En effet, ces disciplines  évoluent dans des temporalités et des dynamiques différentes. Les megas sont organisés tous les 4 ans et changent systématiquement de lieu. Les sports outdoor peuvent, au contraire, avoir un impact significatif mais surtout durable sur la localité dans laquelle ils sont organisés. En effet, lorsque l’organisation d’une nouvelle compétition sportive outdoor est un succès, elle devient un rendez-vous annuel. Au fur et à mesure des années, l’ancrage et les synergies locales se développent et l’événement gagne en qualité.

Le calendrier des événements sportifs outdoor

Au-delà de leur ancrage local important, les compétitions sportives outdoor s’inscrivent dans un calendrier local. Leur succès est lié à la réussite (ou à l’échec) d’autres compétitions. Pour prendre le trail en exemple, la date d’un événement comme celle du Trail des Coursières n’est pas anodine. Début mai, le trail ouvre la saison. Situé environ deux mois avant l’UTMB, un des ultra trails les plus prisés de France, le Trail des Coursières peut en constituer une préparation grandeur nature. Enfin, d’autres ultra trails existent et sont déjà bien implantés dans la même région, comme la Saintélyon. Bien que le parcours soit en partie le même la différence est marquée : la Saintélyon est une course nocturne organisée en décembre.

Saisonnalité des événements sportifs outdoor

Ainsi, les compétitions sportives outdoor étant des événements annuels, leur promotion événements n’a pas les mêmes enjeux que celles des mégas. Construire une notoriété autour de l’événement dans le long terme bénéficie également à la localité qui l’accueille. Il faut néanmoins pour cela s’écarter des indicateurs traditionnellement utilisées pour évaluer le succès de ces événements. Évaluer le nombre d’inscrits n’est pas suffisant. Au contraire, étudier le bénéfice que ces événements peuvent apporter au tissu local est essentiel : flux de capitaux étrangers, augmentation des exports, développement de la notoriété de la localité et de ses spécialités. D’autres indicateurs sont très informatifs pour évaluer l’impact de l’événement sur le tourisme. La proportion d’athlètes étrangers qui prennent part à un événement peut être très informative.

Les comportements de consommation des athlètes

En outre, en termes de dépense effective une fois sur place, tous les athlètes ne se valent pas. Ainsi, les comportements de consommation des athlètes sont évalués grâce à des enquêtes. Certains d’entre eux sont sélectionnés et y répondent pendant ou après l’événement. L’ impact économique réel de la venue d’un athlète à une compétition donnée dépend de nombreux facteurs que ces enquêtes tentent d’évaluer. On compte parmi eux :

  • La proportion de touristes venus de l’étranger (autant au niveau des athlètes que des spectateurs/supporters) : on observe des habitudes de consommation distinctes entre les locaux (habitant de la région), les non-locaux (habitant du pays dans une autre région) et les touristes internationaux.
  • Le genre des participants : les clichés ont la vie dure et se vérifient parfois. En matière de déplacement pour participer ou observer des compétitions sportives outdoor, les femmes ont tendance à dépenser plus.
  • La durée du séjour des visiteurs venus d’autres régions ou de l’étranger : plus les touristes restent longtemps, plus ils dépensent sur place. Les pratiqués par les hôtels et les restaurants locaux est sur ce point-ci un facteur déterminant.

L » impact économique d’un événement sportif dépend aussi des proportions respectives de certains types des consommateurs spécifiques. On en distingue ainsi quatre types :

  1. Les accommodants qui voulaient visiter la localité de toute façon mais adaptent les dates de leur séjour pour prendre part à l’événement et vice versa.
  2. Les occasionnels  qui sont venus dans la ville pour d’autres raisons mais en profite pour voir/participer à l’événement.
  3. Les évadés : les locaux qui fuient la ville pour éviter les troubles engendrés par l’événement.
  4. Les habitués : les participants des années précédentes qui décident de venir prendre part une nouvelle fois à la compétition. Une grande proportion d’habitués indique un événement qui plait grandement aux athlètes.

La dépense journalière moyenne d’un athlète en déplacement

Une demande plus importante

On observe deux effets principaux sur les marathons qui parviennent attirer des foules composées d’athlètes venus du monde entier.

Tout d’abord, on constate une augmentation de la demande : cela inclus les dépenses de logement, pour se nourrir et tous les autres achats réalisés par les athlètes dans la ville qui les accueille. Ce se sont sur ces effets que la plupart des études d’ impact économique se concentrent. Des variations importantes sont constatées d’une ville et d’un marathon à l’autre. Wicker a estimé les dépenses réalisées par les athlètes dans trois marathons allemands et observé les résultats suivants :

VilleDépense journalière moyenneDurée moyenne du séjour
Cologne90,16 €1,6 jour
Hanovre57,61 €1,6 jour
Berlin43,16 €1,6 jour

Ainsi, un participant du marathon de Cologne, bien qu’il passe en moyenne autant de temps dans la ville qu’un participant du marathon de Berlin dépense en moyenne deux fois plus d’argent sur place.

La dépense journalière moyenne d’un est un indicateur très intéressant à étudier. En effet, il correspond directement à l’impact que peut avoir l’événement sur l’économie locale.

Bouche-à-oreille accru

Dans un second temps, on remarque que l’arrivée d’un flux important de touristes internationaux à un événement donné à un impact au-delà du simple calcul économique. Cela joue grandement sur la publicité dont bénéficiera l’événement, avant, pendant et après son déroulement. Si les athlètes repartent avec une expérience positive, le bouche à oreille fera son effet ; ainsi, plus la population des athlètes internationaux participant à l’événement est nombreuse et diversifiée, plus l’impact du bouche à oreille sera grand. En outre, si leur expérience a été exceptionnelle, ils sont susceptibles de devenir et des habitués et de revenir l’année suivante. C’est à ce niveau que le marketing peut jouer un rôle important afin de créer un souvenir durable et impactant pour l’athlète.

Etudes de cas

Le marathon d’Athènes

Depuis 1972, la ville d’Athènes organise un marathon qui part du village de Marathon et finit dans le stade Panathénaïque. Organisé là où les premiers jeux olympiques modernes ont pris place en 1896, il jouit donc d’une symbolique extrêmement forte. Malgré son succès, il n’existe tout simplement pas d’études évaluant son impact économique suivant une méthodologie rigoureuse. Selon les différentes études malgré tout disponible, l’impact est évalué au mieux comme légèrement positif. Ainsi, il constitue donc un bon exemple d’un événement majeur disposant d’une identité propre et reconnue ne dégageant pas de bénéfice palpable sur le long terme pour la ville.

L’apport économique sur le long terme ne fait pas partie des responsabilités de l’équipe organisatrice. Néanmoins, il en va de leur devoir de s’assurer qu’une évaluation rigoureuse de son impact soit organisée. Elle doit se faire aussi bien avant la tenue de l’événement qu’après. Une telle information est utile et permet de repérer les opportunités que la ville pourrait exploiter pour tirer profit de son événement.

Trail Gendarmes et Voleurs

Le Trail Gendarmes et Voleurs est organisé dans la commune d’Ambazac (Haute-Vienne). Il accueille 5000 participants environ sur deux tracés de trail, deux de randonnées et trois animations pour enfant. L’édition 2008 de l’événement a fait l’objet d’une étude détaillée :

  • 398 questionnaires participants exploitables (sur 403 collectés)
  • 41 questionnaires accompagnants collectés
  • 17 questionnaires spectateurs collectés en face-à-face

Grâce aux données récoltées, l’ impact économique net de l’événement a pu être estimé.

Hébergement

5106 participants ont fait le déplacement pour 7352 accompagnants, ce qui donne un ratio de 1,44 accompagnant par participant. L’événement a attiré 12 485 visiteurs. 77,8% des participants et accompagnants sont venus dans le cadre d’un séjour, pour 22,2% qui sont venus à la journée.

Dans la population des participants et accompagnants venus pour un séjour, environ 78% ont opté pour un hébergement marchand (hôtels, chambres d’hôtes…). La durée moyenne du séjour a été estimée à 2,5 nuitées par participant. La dépense moyenne par nuitée et par participant et de 23,7 €.

L’hébergement est le premier coût des sondés avec 18 930 nuitées représentant une dépense totale de 448 672 €.

Restauration

La restauration représente le second poste de dépense pour les sondés. Un total de 10 287 repas ont été consommé par les participants et accompagnateurs pour une dépense totale de 284 893 €. Le nombre moyen de repas par participant est estimé à 0,82.

Concernant les dépenses pour des boissons, dans les bars et cafés elles concernent 58 % des sondés pour une dépense totale de 87 422 €.

Finalement, la dépense totale dans les différents commerces (hors bars et restauration) s’élève à 155 489 €.

impact économique d'un événement sportif - Synthèse des différents postes de dépenses des participants/accompagnants et leur répartition
Impact économique d’un événement sportif – Synthèse des différents postes de dépenses des participants/accompagnants et leur répartition

Bilan de l’ impact économique du trail Gendarmes et Voleurs

Les chiffres recueillis permettent ainsi d’évaluer l’ impact économique du trail :

Le circuit économique interne du Trail des Gendarmes et des Voleurs de temps a permis l’entrée dans le département de la Haute-Vienne de 242 839 € de recettes extra départementales, pour une mobilisation de recettes départementales de seulement 105 061 €: le solde net est de + 137 778 €

Coefficient 1 : 3,63 – Pour un euro mobilisé au sein du département pour cet évènement, 2,31 euros sont mobilisés à l’extérieur du département.

Cette double rentrée monétaire a ensuite été injectée pour 212 950 €au sein de l’économie départementale. L’injection extra départementale est de seulement 124 100 €.

Coefficient 2 : 0,63 – Pour 1 euro dépensé par l’organisateur, 0,63 euro l’est au sein de l’économie locale.

L’organisation de cet évènement a permis au final d’injecter 212 950 €au sein du tissu économique départemental, alors qu’elle n’a mobilisé que 105 061 €au sein de ce même tissu économique.

L’ impact économique net direct lié à l’organisation est donc de 107 889 €.

L ’impact économique indirect lié aux participants et à leurs accompagnants a été estimé à 976 566 €.

L’ impact économique net (direct et indirect) du Trail des Gendarmes Gendarmes et des Voleurs de Temps peut donc être estimé à 1 084 455 €.

Extrait de l’étude de l’ impact économique du trail Gendarmes et Voleurs, réalisée par le cabinet TRACEStpi

Conclusion

Ainsi, l’évaluation de l’ impact économique d’un événement sportif nécessite la collaboration de nombreux acteurs ainsi qu’une méthodologie exhaustive et rigoureuse. Elle peut se faire en amont de l’événement pour en évaluer sa pertinence. Elle se fait aussi post-événement pour mieux comprendre les bénéfices générés et identifier des opportunités de développement ou partenariat. Au fil de l’analyse des coûts et bénéfices de nombreuses compétitions sportives requise par cet article, une constante qui émerge : les compétitions les plus profitables à leur région sont celles qui arrivent à s’inscrire dans le tissus local et à en impliquer ses acteurs (hôtellerie, restauration, acteurs du tourisme local, bars/cafés, boutiques de souvenirs). Au-delà de leur ancrage dans la ville ou la région, les compétitions outdoor d’envergure se positionnent au fil des années dans un circuit touristique et commercial qui les dépasse.

Le succès économique sur le long terme d’un événement est donc en grande partie dépendant d’acteurs externes. Améliorer la rentabilité d’un événement donné revient donc à renforcer son ancrage local. Au-delà de son pur succès commercial, l’événement doit assurer avant tout la satisfaction des coureurs afin d’en faire des habitués. Sans eux, la rentabilité n’est pas envisageable.

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Sources

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