Ironman de Nice

L’ironman de Nice est l’un des plus anciens triathlons de France. Après plusieurs changements d’organisations pendant ses premières années, l’épreuve a désormais trouvé ses marques et est devenu un rendez-vous majeur pour les triathlètes du monde entier.

Ironman de Nice : le triathlon des origines

Le triathlon international de Nice est la première compétition internationale de ce genre organisée en France dès 1982. Dès le début l’ambition était de créer un événement qui rivalise avec l’Ironman d’Hawaï.  En 1994, l’événement est repris par la Fédération Française de Triathlon et servira à cinq reprises de support aux championnats du monde de triathlon longue distance.

En 2002, l’organisation est reprise par la marque Ironman et l’Ironman de Nice devient Ironman France. Il devient une course qualificative pour les championnats du monde de la discipline qui se tiennent dans la ville de Kuna à Hawaï. Il est organisé à Gérardmer pour les trois premières éditions, entre 2002 et 2004 avant de retourner définitivement à Nice en 2005 où il se déroule désormais chaque année. Les distances sont allongées pour correspondre au format Ironman : 3,8 km de natation, 180,2 km de vélo et un marathon. Le temps record de l’épreuve est actuellement détenu par Frederik van Lierde, un athlète belge devenu champion du monde en 2013 et trois fois vainqueur de l’épreuve à Nice avec un record à 8 h 08 minutes et 59 secondes.

Parcours de choix dans la capitale Azuréenne

Si l’épreuve bénéficie d’une renommée internationale qui attire les champions du monde entier, le parcours n’est pas en reste et contribue à son succès. L’épreuve se déroule en juin et permet d’apprécier Nice et ses alentours sous un météo le plus souvent clémente.

La natation s’effectue dans la mer méditerranée avec une eau avoisinant les 22 degrés avec un limite de temps fixée à 2h15. Les triathlètes doivent venir à bout de deux boucles : une première longue boucle de 2,4 km puis une seconde plus courte avec 1,4 km.

Ironman de Nice
Ironman de Nice – Dénivelé exigeant à vélo

Tour à vélo dans l’arrière-pays

Vient alors l’épreuve à vélo qui apporte un aperçu saisissant de l’arrière pays niçois en traversant 17 communes dont Gourdon, élu plus beau village de France. Le dénivelé conséquent cumule à un total de 1900 m D+. Il offre des panoramas uniques et tout autant de côtes exigeantes.

Marathon sur la promenade des Anglais

Le tracé de la course à pied  s’effectue en quatre boucles le long de la promenade des Anglais et de la côte niçoise où de nombreux spectateurs apportent leur soutient pour les derniers mètres. La fin du tracé constituée d’un couloir de 300 m assure une arrivée remarquée aux finishers.

Le tracé, l’ambiance et l’enjeu de l’épreuve plaisent puisque les 2 800 places prévues pour l’édition 2016 étaient déjà toutes vendues plus de huit mois avant l’événement. L’Ironman de Nice compte parmi les doyens des triathlons longues distances Français avec l’Embrunman : la région est le berçeau du triathlon longue distance français.

Cette année, c’est un espagnol qui s’est offert le titre : Victor Del Corral l’a bouclé en 8 heures et 30 minutes.

Pour une impression plus personnelle de l’épreuve, on vous laisse en compagnie d’un pro, Fabrice, finisher en 10:04:45 ! Retrouvez-le sur le compte Twitter de son agence de publicité spécialisée dans le sport : La Tête & Les jambes.

Sinon, pour un ressenti plus pragmatique, le compte-rendu de Patrick, finisher en 12:49:44 est très informatif. Enfin pour rentrer dans le détail rien de mieux qu’un compte-rendu des Lapins Runners.

L’avis de Fabrice, finisher de l’Ironman de Nice

Départ à l’aube

3h15, les yeux s’ouvrent, alors que le réveil était réglé sur 3h30. Direction la cuisine où m’attend le Gatospsort, que je mange avec un bol de lait de soja. On essaie de ne pas trop stresser pour que le petit déj passe. J’enfile la trifonction, un jogging, je prends mon sac « street bag » avec ma combi de natation dedans, une boisson d’attente, les gourdes et compteurs pour le vélo. Je passe récupérer le président de mon club qui vient m’encourager et un copain qui va faire son 1er IronMan.

Arrivée à Nice 30 minutes plus tard, on se gare et direction le parc à vélo, il est 5h20, on a du temps, c’est bon. Je clipse les chaussures sur le vélo, le compteur, les gourdes, j’enfile la combi et direction la plage pour aller toucher l’eau avant le départ. Elle est bonne ça va, quelques aller-retours en crawl. Je fais entrer l’eau dans la combi, je sors, je l’ajuste et je suis prêt, j’attends, dans mon sas (1h12).

Baignade expresse

Cette année, c’est le départ en rolling start, je ne connais pas mais ça sera toujours mieux que de se jeter avec 2800 autres gars en même temps dans la méditerranée. Effectivement, c’est mieux, quand arrive mon tour, on est moins nombreux, ça nage bien, je glisse. Je pousse bien quand mon bas est sous l’eau, la bouée à 1km approche, on vire pour le retour de la 1ère boucle de 2,4km. Ca glisse toujours, je me sens bien, pas de fatigue.

Arrivée au bout de la 1ère boucle, pas de sortie à l’australienne cette année. On part sur la 2e boucle directement. Je me dis que c’est bientôt la fin, il ne reste que 1,4 km. La mer est calme mais je vois que le ciel est noir. Il va falloir rouler vite pour pas prendre la pluie. Une fois la deuxième boucle terminée, je sors et je vois à ma montre 1h06.

En selle !

Là, je me dis que j’ai gagné 6 minutes en natation par rapport à l’année dernière, c’est pas pour les perdre ailleurs, transition assez rapide. Je pars à vélo en trifonction, je laisse le coupe-vent dans le sac, on verra bien. Je prends un gel dès le départ après avoir serré les chaussures, pour recharger les batteries. C’est parti pour 180 km avec 2000 m de dénivelé positif. Les sensations sont bonnes, je suis tout de suite dans la bonne allure. J’enquille les km, un petit morceau de barre toutes les 20 minutes (j’essaie) et une gorgée de boisson isotonique toutes les 10 minutes. Le temps est couvert mais pas de pluie, ça roule bien. Les premières montées arrivent et ça passe super bien, je monte même un pignon en dessous par rapport à d’habitude.

Je ne relâche pas ça roule assez vite, je suis content. Vers le 100e km, je sens quand je force en bosse que les muscles se contractent comme de petites crampes, je bois bien, ça passe, en même temps c’est une course, on est là pour se mettre dans le rouge. Le dénivelé est passé, l’altitude aussi et j’ai échappé à la pluie. Maintenant, c’est descente et soleil, j’en profite pour récupérer un peu sans perdre de temps.

Un beau marathon

J’arrive sur la promenade des Anglais, les pros sont en train de courir, je pose le vélo en 5h26, comme l’an dernier. Je marche tranquillement dans le parc pour aller poser le vélo afin de ne pas avoir de point de côté au départ la course à pied. Basket, casquette et c’est parti pour 42,2km, il est 13h10, le soleil tape, mais moins que les années précédentes.

Même si je préfère la chaleur je sais que je vais moins souffrir, je décide de m’arrêter à moins de ravito pour gagner du temps et pour ne pas être trop ballonné, je prends 1 gel tous les 5km et un verre de boisson iso un ravito sur deux (tous les 3,5km). Le 1er tour (10,5km) à 13,5km/h de moyenne, bouclé en 47 minutes, si j’arrive à tenir ce timing c’est bon.

J’ai fait 3h27 l’an dernier, je veux faire 3h20; Le deuxième tour se passe bien mais de petits points de côté me gênent un peu. Le 3e tour, habituellement le plus dur se passe mieux, je reprends du poil de la bête mais les jambes commencent à être dures et à la limite de la crampes, je bois plus régulièrement, mais pas trop. Le président de mon club m’indique je suis sous les 10h10 si je continue comme ça.

Ironman de platine ?

J’attaque le dernier tour, je double des copains qui sont dans le 2e ou 3e tour, on s’encourage, j’essaie de ne pas descendre sous 12 à l’heure afin de garder une moyenne sur le marathon à 12,5km/h. L’arrivée approche, j’ai mal aux jambes mais la délivrance est proche. Au bout de la promenade des anglais, je mets le cligno à droite, mais dans le bon sens du terme, pour aller vers la finish line et non le demi-tour. Les gens m’applaudissent, m’encourage, le tapis rouge, les derniers mètres, je passe sous l’arche, le speaker m’accueille avec le fameux « Fabrice, YOU ARE AN IRONMANNNNNN« , qu’il hurle dans le micro.

Je me retourne pour regarder mon chrono affiché sur l’arche et je vois 10:04:45, et là je suis ra-vi, j’exulte ! Moi qui suis un insatisfait perpétuel, pour une fois je suis content. J’ai amélioré de 14 minutes par rapport à l’an dernier alors que je ne me suis pas entraîné comme j’aurais voulu et que j’ai lourdement chuté à vélo il y a un mois. Prochain objectif, sub 10 !

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Plus d’informations sur le site de l’organisateur

Avis des coureurs

2 avis recueillis

Impression Générale:5 Stars (5 / 5)
Ambiance:5 Stars (5 / 5)
Organisation:4.5 Stars (4.5 / 5)
Respect de l'environnement:4 Stars (4 / 5)

Xavier : J’ai assisté à l’Ironman de Nice cette année en simple spectateur suite à une blessure, après l’avoir couru à deux reprises. J’ai découvert avec plaisir les coulisses, les supporters sont nombreux et l’ambiance est très chaleureuse. La ville offre de nombreux points de vue saisissants pour suivre la course tout en appréciant la beauté du paysage.

Jules : A la mer,  à  la ville, à  la montagne… La succession d’ambiances et de panoramas aide parfois à  trouver le temps moins long 🙂  

1 commentaire

  1. Paul
    at 8:24

    Très beau CR Fabrice, votre performance impressionnante est inspirante.
    Paul, coureur de marathon en 3:31:12 sans faire 3,8km de natation et 180km de vélo avant.

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